Après le succès mitigé du CV anonyme qui devait favoriser l'égalité des chances en gommant aux yeux des recruteurs les différences d'origines sexuelles, sociales et ethniques, un projet de loi vise désormais à étendre ce dispositif à la lettre de motivation.

En effet, si le CV ne doit plus comporter aucune mention concernant le patronyme, l'adresse, le sexe ou l'âge du candidat, le courrier d'accompagnement livre encore beaucoup de ces informations à l'employeur attentif qui souhaiterait recruter le profil parfait en accord avec des objectifs et une fiche de poste (ce qui est inacceptable, admettons-le).

Pour pallier cet inconvénient majeur, il pourrait désormais "être interdit d'adresser à une entreprise une lettre de demande d'emploi contenant des tournures permettant d'identifier le genre du candidat".
Par exemple, la phrase : "j'ai été formée", qui permet d'identifier une candidature féminine devra être orthographiée : "j'ai été former", beaucoup plus neutre.

Pour aller plus loin, on propose que chaque demandeur d'emploi introduise obligatoirement une quantité non négligeable de "fotes dan sa lètre".
Cette disposition éviterait qu'une orthographe trop parfaite permette de distinguer un courrier parmi les autres candidatures, ce qui serait inadmissible par les temps orthographiques qui courent !

Pour accompagner ce projet, des concepteurs pédagogiques vont donc travailler à la création de modules de formations spécifiques à la traduction de ces lettres, pour transformer et adapter les éventuels textes trop bien écrits aux nouvelles normes de notre belle langue.
Une compétence bien utile à toutes celles et ceux qui éprouveraient des difficultés face à cette avancée sociale vers le plus petit dénominateur commun...

On n'arrête pas le progrès !