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Interview : Management d'un OF

Interview à retrouver sur top-management.fr.

Comment un directeur de centre de formation s’accommode de si fréquentes réformes dans la formation professionnelles ?

Au-delà de la veille professionnelle, qui doit être menée rigoureusement, il s’agit d’anticiper. Quels seront les effets de cette loi future ? Comment s’adapter à ce nouveau dispositif à venir ? Le directeur de centre de formation se doit d’être en avance sur toutes les réformes et leurs impacts, pour ne pas les subir.

En quoi le management d’une équipe de formateurs diffère-t-il selon vous d’un management d’une autre activité du tertiaire (en opposition par exemple à un cabinet comptable ou un bureau d’études) ?

Par définition, être formateur, c’est être expert dans sa spécialité. La première chose consiste donc à accorder à chacun la qualité d’être plus compétent que soi-même, dans son domaine spécifique. Donc de faire confiance et de responsabiliser. Ensuite, il convient de permettre à tout formateur d’évoluer dans un environnement facilitateur, ce qui ne s’oppose pas à rigoureux. Le métier de formateur (d’adultes) est un métier qui repose sur les relations interpersonnelles.
Manager une équipe de formateurs, c’est donc : déléguer, accompagner, sécuriser et susciter les échanges et la communication. Pour finir, selon ma vision personnelle, un bon management se doit d’être humble, moderne, positif… et discret.

Avez-vous vu des changements dans les attentes des personnes à former durant ces 5 dernières années ? Lesquelles et comment y avez-vous répondu ?

La formation a bien occupé les devant de la scène professionnelle depuis la réforme de 2014. Le public est bien plus connaisseur, donc attentif à la qualité de prestation. Les personnes savent ce qu’est le CPF, et elles ont compris aujourd’hui que la compétence est primordiale au maintien dans l’emploi, à l’évolution ou à la reconversion.
L’individualisation est également au cœur des préoccupations des candidats à la formation. Aujourd’hui, considérant que chacun a en soi une part de compétences et de capacités, c’est donc à la formation de s’adapter à l’apprenant, et non l’inverse.

Malgré un secteur d’activité assez instable, du aux réformes, vous avez ouvert un nouveau centre de formation et continuez à investir, quels ont été les investissements les plus stratégiques de votre point de vue et pourquoi ?

Neo Sphere a grandi vite et fort. Les raisons à cela sont simples, mais fondamentales : nous avons dès le début pris l’orientation de l’humain et de la Qualité. Et pour cela, nous n’avons pas eu à forcer notre caractère : du secrétariat à la direction, en passant par les directeurs d’opérations, nous sommes tous issus du tourisme et de l’animation en France et à l’étranger, depuis les métiers d’animateurs à ceux de la direction. Or, dans ces métiers, certaines notions sont intimement liées à la réussite : la notion de service, de qualité de prestation, la communication souriante, l’écoute et la disponibilité.
Aujourd’hui, les candidats nous le disent très clairement : on est venu chez vous car on s’y sent bien. La recommandation est d’ailleurs l’une de nos principales sources.

Il règne dans les équipes un bien être évident, une décontraction qui tranche avec les séminaires d’entreprises sur le bien-être au travail à destination d’entreprises qui le prône tout en étant en réalité à l’opposé des valeurs affichées. C’est quoi la recette d’un management apaisé et entrainant ?

Je ne suis pas sûr qu’il y ait une recette idéale. Pourtant il s’agit bien de mélanger des ingrédients, et d’avoir un chef qui tienne la cuillère. À Neo Sphere, ces ingrédients sont d’abord mutuels : humilité, confiance, reconnaissance et transparence. Chez nous, l’ambiance est primordiale. Le matin, l’accueil se fait en musique ! Nous organisons également de nombreux évènements tout au long de l’année afin de créer des « moments plaisirs » et avons pour devise d’être sérieux sans nous prendre au sérieux.
Sur le management et la fonction de direction, j’ai la faiblesse de croire qu’aujourd’hui, le recrutement d’un collaborateur ne devrait s’axer que sur trois critères : l’humeur constante positive, la motivation dans le projet et la capacité réelle à se remettre en question en permanence. Si je forme bien mon collaborateur, que je montre le chemin, que ce chemin est éclairé, sécurisé et valorisant, et que je représente moi-même un exemple à suivre, alors la réussite professionnelle sera au rendez-vous et le partenariat sera gagnant-gagnant.
Le management, quand il est inné, n’est qu’une formalité du quotidien.

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Les inscriptions pour les formations de la rentrée sont ouvertes !

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Et maintenant, sans transition...

transition

Doit-on s'inquiéter de la passation de pouvoir entre les Fongecif et les "Transtion Pro" (les CPIR morts avant d'avoir vu le jour) ?

Nul besoin d'être doté d'une grande mémoire pour se rappeler que la fin du CIF, gérée d'une main de maître, avait conduit de nombreux organismes de formation au bord ou au-delà du gouffre.

Aussi, quand on connait un peu les délais et procédures, on peut raisonnablement penser que les Fongecif n'accepteront plus de dossiers CPF TP à compter du 31 octobre 2019 (commissions paritaires en lien avec les 60 jours minimum de dépôt de dossier avant le début de l'action).

En parallèle, rappelons que les "Transition Pro" de région débuteront officiellement au 1er janvier 2020.

Encore une fois, pirouette, cacahuète, un petit trimestre de relais risque de passer à la trappe, ni vu ni connu. Nouvelle petite fièvre hivernale en perspective ?

A moins que l'application CPF ne fasse son apparition début octobre, fonctionne, référence équitablement l'offre, et gère les dossiers de transitions ! Voilà voilà...

Une histoire de pansement de rentrée

Par Marc TATILLON, notre Coach...

pansement

Quand les faits ne parviennent plus à convaincre, il reste l’émotion ! Cette affirmation pourrait définir ce qu’est le « storytelling » popularisé en 2007 par Christian Salmon dans son livre : "La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits".

Utile en cette époque de rentrée, très utilisée en management des entreprises, en vente, en marketing et en communication, cette technique est aussi très prisée des dirigeants politiques. Basée sur une narration construite sur le mode de nos contes pour enfants, elle nous relate une histoire. Nous aimons croire aux légendes et le plaisir que nous allons éprouver en écoutant un récit bien rédigé va générer trois bénéfices immédiats :

Capter notre attention,
Nous mettre d’accord sur un thème consensuel (par exemple, personne n’aime les méchants),
Nous mobiliser sur … un autre sujet.
Ces techniques ont l’avantage de détourner le consommateur, le salarié et le citoyen de problèmes plus difficiles à traiter, pour le focaliser sur le plan de son émotion.

Bien entendu, tout ceci est modélisé selon des schémas précis, mais pour en comprendre le principe, prenons un exemple simple : Nous avons tous un jour, raconté une histoire à un enfant qui venait de se faire mal. Nous l’avons constaté, les pleurs se sont rapidement arrêtés, l’intérêt de l’enfant pour notre histoire lui faisant oublier son genou écorché …

Pour nous, adultes, contribuables, électeurs, salariés, consommateurs … c’est pareil. La pub ne nous parle plus des produits qu’elle cherche à vendre, mais raconte une histoire. La répétition médiatique se focalise sur un ensemble d’évènements d’intérêt parfois limité dont on ne parlera plus demain, mais qui en s'enchainant, nous détourne opportunément des sujets embarrassants. Ainsi presque chaque jour, un nouveau récit chargé d’émotion est poussé à l’avant de l’actualité, où il sature notre information et nous mobilise sur des questions qui ne nous concernent pas toujours. Et tant pis si journalistes, politiques et managers, finissent par nous faire douter de leur sincérité …

Nous restons de grands enfants et notre goût pour les histoires (qu’elles soient drôles … ou pas), soigne aussi nos genoux, parfois un peu écorchés par la rentrée.